
Prise en charge des DTM :
Place des traitements médicamenteux
Les dysfonctionnements temporo-mandibulaires (DTM) constituent un ensemble hétérogène d’affections musculo-squelettiques dont la douleur est le principal motif de consultation. Les traitements médicamenteux y sont largement utilisés, bien que leur efficacité comparative et leur place réelle dans la stratégie thérapeutique restent discutées.
Les données récentes de la littérature montrent qu’aucune classe médicamenteuse ne peut être considérée comme un traitement de première intention universel. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens conservent une place dans les douleurs aiguës ou inflammatoires, sous réserve d’une prescription courte et prudente. Les myorelaxants, antidépresseurs et anticonvulsivants peuvent être indiqués dans certaines formes musculaires ou chroniques, en fonction du type de douleur et des comorbidités associées. À l’inverse, les opioïdes et les benzodiazépines présentent un rapport bénéfice-risque défavorable et doivent être évités autant que possible.
La pharmacothérapie doit ainsi être envisagée comme un traitement adjuvant, intégré à une prise en charge globale reposant sur un diagnostic précis, les thérapies fonctionnelles, la physiothérapie et l’éducation du patient, dans le cadre d’une approche multimodale et individualisée.

à propos
Vianney Descroix

